Sa nomination à Rennes-le-Château
Bérenger est de nature insolente, indépendant, intégriste, rebelle à la hiérarchie, de stature athlétique, un regard profond. Il passe sa scolarité à l'école St Louis à Limoux. Il rentre au grand séminaire de Carcassonne en 1874. Il fut ordonné prêtre en juin 1879, vicaire d'Alet du 16 juillet 1879 à 1882, curé du doyenné du Clat (282 habitants) du 16 juin 1882 à 1885. Il est professeur au séminaire de Narbonne mais suite à des problèmes disciplinaires avec sa hiérarchie, il est rétrogradé et nommé à Rennes le Château (298 habitants) le 1er juin 1885. Il sera ouvertement anti républicain et se verra obligé, par la préfecture, de quitter sa paroisse du 1er décembre 1885 à juillet 1886 afin de redonner des cours au séminaire de Narbonne. Sous la pression de la municipalité, le préfet revient sur sa décision. En mai 1890, il a à son service, en plus de Rennes, la paroisse d'Antugnac où il célèbre la messe tous les dimanches. Il jouait beaucoup à la loterie (Loterie de la Maison de retraite des Artistes...)
Les origines de Bérenger Saunière
Bérenger Saunière est né le 11 avril 1852 à Montazels. Il est l'aîné d'une famille nombreuse.
Fils de Marie Marguerite Hugues (V1909) et Joseph Saunière (né à Montazels en 1823-V1895) dit "Cubié", qui a été Maire de Montazels. Gérant de la minoterie et régisseur du château du Marquis de Cazermajou puis de Monsieur de Bourzès. Joseph et Marie (ça ne s'invente pas) se sont mariés en janvier 1850 à Montazels.
Sur son acte de mariage, Joseph Saunière est "Trésorier de la Fabrique de l'Eglise de Montazels".
Sur l'acte de naissance de Bérenger, il est "Propriétaire à Montazels".
Sur l'acte de naissance d'Alfred, il est "Maire et propriétaire à Montazels.
Sur l'acte de naissance de Rosalie, il est "Agriculteur".
Sur l'acte de naissance de Barthélémy, il est "Propriétaire et régisseur du château".
Sur l'acte de naissance de Louise, il est "Maire et propriétaire de Montazels".
Ses frères et soeurs :
- François Fulgence (1850-V1850)
- François Bérenger (1852-V1917)
- Jean, Marie, Alfred (1855-V1905)
- Rosalie Marie Thérèse (1858-V1858)
- Victor Barthélémy (1859-V1860)
- Bathilde, Jospéhine (1861-V?) épouse Oscar Pagès
- Martial Silvestre (1863-V?)
- Rose Marie Adeline (1867-V?) épouse Sylvestre (Bérenger sera son parrain)
- Martial Silvestre (1863-V?)
- Rose Marie Adeline (1867-V?) épouse Sylvestre (Bérenger sera son parrain)
- Léonie Marie Anna (1870-V1870)
- Joseph, Marie, Daniel (1872-V1895) Décèdera pendant ses études de médecine
- Louise Thérèse (1878-V?) épouse Marty
Les travaux de l'église Sainte-Marie-Madeleine
Dès son arrivée à Rennes-le-Château en 1885, Bérenger Saunière constate le mauvais état de l’église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine, dont la construction remonte pour l’essentiel aux XIᵉ et XIIᵉ siècles. L’édifice souffre d’importantes dégradations et nécessite des travaux de restauration devenus indispensables.
À partir de 1887, le curé entreprend une vaste campagne de rénovation. La toiture est reprise, les murs sont consolidés, le chœur est restauré et de nouveaux vitraux sont installés. Saunière fait également réaliser une décoration intérieure particulièrement riche : peintures murales, chemin de croix polychrome, statues, autels et mobilier liturgique contribuent à transformer profondément l’église.
Plusieurs éléments attirent rapidement l’attention des visiteurs, notamment le bénitier soutenu par une représentation du démon Asmodée, les inscriptions latines, les symboles religieux et les nombreuses références iconographiques qui ornent l’édifice. Si certains y voient des messages codés ou ésotériques, les historiens rappellent que la plupart de ces décors s’inscrivent dans le renouveau artistique de l’art religieux de la fin du XIXᵉ siècle et correspondent au goût personnel de l’abbé Saunière.
Ces travaux marquent le début d’une période de profondes transformations qui se poursuivra avec l’aménagement du domaine de Saunière, comprenant notamment la Villa Béthania, la Tour Magdala et les jardins.
L'enrichissement de l'abbé Saunière
L’origine de la fortune de Bérenger Saunière constitue l’un des aspects les plus célèbres de l’affaire de Rennes-le-Château. À partir des années 1890, le curé dispose de ressources financières qui lui permettent de restaurer son église, d’acquérir plusieurs terrains et de faire construire un vaste domaine comprenant la Villa Béthania, la Tour Magdala, l’Orangerie et de magnifiques jardins.
Très tôt, cet enrichissement suscite interrogations et rumeurs. Après sa mort, plusieurs auteurs avancent l’hypothèse de la découverte d’un trésor, de parchemins anciens ou d’un secret historique qui lui aurait procuré une immense richesse. Ces théories, largement popularisées à partir des années 1960, sont à l’origine de la renommée mondiale de Rennes-le-Château.
Les recherches historiques menées depuis plusieurs décennies proposent toutefois une explication plus documentée. Les archives ecclésiastiques et les registres comptables montrent que Bérenger Saunière a perçu d’importantes sommes d’argent grâce à la célébration de messes demandées par des fidèles de toute la France. Cette pratique, devenue excessive, lui valut d’être poursuivi par son évêque pour trafic d’intentions de messes. Suspendu de ses fonctions sacerdotales en 1911, il continua néanmoins à résider à Rennes-le-Château jusqu’à sa mort en 1917.
Si les archives permettent aujourd’hui de mieux comprendre une partie de ses revenus, elles n’expliquent pas avec une certitude absolue l’ensemble des dépenses engagées au cours de sa vie. Cette part d’incertitude continue d’alimenter les débats entre historiens et auteurs spécialisés, faisant de l’enrichissement de Bérenger Saunière l’un des principaux mystères associés à Rennes-le-Château.
Ses relations avec Marie Dénarnaud
Ses relations avec Marie Dénarnaud sont très ambigües. Il logera avec la famille Dénarnaud dans le presbytère. Il s'entendait très mal avec sa mère, ce qui l'amènera à habiter dans le bâtiment qu'il a fait construire près du cimetière, qui deviendra le reposoir.
On peut lire dans son journal :
19/04/1892 - retour de Carcassonne - Drame le soir - Marie rentre chez elle
22/04/1892 - beau temps - Marie continue à m'apporter les repas.








